
Par
son activité débordante sur le terrain, le Dr. Njambe a redoré le blason de la
société civile qui, au Cameroun, s’était perdue dans les méandres de la
politique. Pourquoi ne pas revenir sur ces deux mois d’activités qui ont fait
de SOS DIALOGUE un véritable instrument de lutte pour la paix et la
consolidation entre camerounais ?
Nous
l’avons dit, c’est à la suite des tristes évènements de Bépanda et à la faveur
de récupération qu’en ont fait quelques petits malins de la scène politique que
le Président de SOS DIALOGUE est entré dans la danse. C’était en avril dernier,
mois au cours duquel le Dr. Njambe a initié des actions visant à calmer le jeu.
Évidemment, c’est par la ville de Douala que le Président de SOS DIALOGUE a
ouvert le bal de ce qui allait devenir au fil des semaines une véritable
croisade pour la paix et la tolérance. Une croisade qui passe par une forte
médiatisation des ses initiatives. C’est ce qui explique que le Dr. Njambe
sollicite le concours de la presse pour divulguer ses messages. De conférence
en diners de presse, cette tête de proue de la société civile a réussi à
véhiculer ses messages, notamment sur le sujet d’actualité d’alors, la
disparition des neufs jeunes gens de Bépanda. Pour le Dr. Njambe, il était question
de sensibiliser le pouvoir sur les dérives du commandement opérationnel dont il
ne conteste cependant pas l’action contre la grande criminalité. il était
également question d’empêcher que les récupérateurs professionnels s’emparent
de cette affaire aux fins politiques. Le rôle qu’a joué SOS DIALOGUE pour
amener les uns et les autres à de meilleurs sentiments a été déterminant.
Ménager le chou et la chèvre
À un
moment ou Douala était en ébullition, il fallait avoir une certaine dose de
courage pour affronter le C9 et le CNI. Discrètement, mais efficacement, Moïse
Njambe a convaincu les responsables du C9 de se désolidariser des politiciens
et surtout, de renoncer aux manifestations publiques qui ne contribuent qu’à
envenimer la situation. Au CNI qui s’entête encore à vouloir trainer le
président de la République en justice, le Dr. Moïse Albert Njambe a mis tout en
œuvre pour amener ses dirigeants à renoncer à ce projet.
Le
président de SOS DIALOGUE a pratiquement dérouté le public quand il a pris sur
lui de jouer les médiateurs entre le C9 et le CNI dont les responsables étaient
à couteaux tirés. En effet, au cours d’une conférence de presse en juin dernier
à Douala, le Dr. Njambe s’était donné la difficile mission de convaincre le
Président Exécutif du Collectif National Contre l’Impunité. Peter William
Mandio et le responsable du C9 Ekane Anicet, non seulement de ne pas fragiliser
le Cameroun en estant contre le Président en justice, mais aussi de mettre un
peu d’eau dans le vin de leurs actions porteuses de germes de la violence. Par
ailleurs, le président de SOS DIALOGUE a œuvré, au cours de cette même
conférence de presse, pour le rapprochement des deux hommes qui ne se
blairaient plus, même en image. Comment expliquer que le Dr. Njambe serve de
courroie de transmission entre deux associations aux vues radicales contre le
régime du renouveau et qu’il essaye en même temps de les détourner de leurs
projets anti-Biya ? en tout cas, pour le Dr. Moïse Albert Njambe, il n’y a
pas de contradiction dans cette double action qui rentre en droite ligne des
missions de son association, à savoir la promotion de la non-violence et de la
paix, la lutte contre la criminalité et l’insécurité. Un combat qui passe
forcément par le Dialogue. SOS DIALOGUE a frappé un grand coup par la
persuasion et le langage de la vérité qui ont séduit Ekane Anicet et Peter
William Mandio, deux irréductibles adversaires du Président Paul Biya. Pour y
parvenir, Moïse Albert Njambe s’est évertué à établir la vérité des faits,
notamment sur le bien-fondé de la création du commandement Opérationnel ;
création qui intervenait au moment où Douala vivait sous la psychose provoquée
par le grand banditisme. Seulement, le président de SOS DIALOGUE n’a jamais
donné sa caution à certains actes de barbarie et d’abus perpétrés par les
éléments de cette force spéciale. Pour lui, si le président Paul Biya a créée
celle-ci pour protéger ses compatriotes, il n’aurait pu en même temps
encourager le massacre de ces derniers. C’est fort de ce constat que le Dr. Albert
Moïse Njambe a prié le CNI de retirer sa
plainte contre le Président Paul Biya.
Même cause : la justice
À
vrai dire, si les méthodes sont différentes, SOS DIALOGUE, le C9 et le CNI
militent pour la même cause : la justice. Aussi, le discours que tient le
Dr. Njambe ne tombe pas souvent dans des oreilles de sourds, même celles des
plus coriaces adversaires de Paul Biya dont il soutient pourtant l’action, sans
toutefois être un militant du RDPC. La force de SOS DIALOGUE vient du fait que
son président est solidaire de toutes les actions sociales menées par la
société civile. On comprend dès lors que Moïse Albert Njambe aille à la
rencontre des chefs de missions diplomatiques pour les rassurer après
l’assassinat par des truands de la française Catherine Duclaux ; on ne
s’offusque pas que ce chantre de la non violence tende la main aux prisonniers
dont certains sont justement de ceux-là qui provoquent la peur dans nos villes
et campagnes. La générosité de Moïse Albert Njambe s’est démontrée quand il est
allé à Bepanda porter ses condoléances aux familles des 09 disparus auxquelles
il a également offert une aide. On l’a vu également à Limbé au secours des
sinistrés, après les graves inondations d’il y a quelques jours. Dans sa
croisade, Moïse Albert Njambe a montré qu’il sait aussi faire dans le
spectacle. En témoigne la grande marche du 11 juin dernier sur le boulevard du
20 mai, marche qui a bouclé une semaine d’activité contre la violence, la
criminalité et l’insécurité, sous l’égide de SOS DIALOGUE.
Récemment
encore, il était réconforté du côté de Bamenda, un centre des handicapés où il
a remis une colossale enveloppe pour subvenir aux besoins de ces malades d’un
autre genre.
Bon
à savoir, le Dr. Moïse Njambe n’a jamais été mandaté par le chef de l’Etat comme
le prétendent ses rares détracteurs. Il ne croit pas beaucoup à l’efficience de
la mission de l’observatoire National des Elections (ONEL).
En
tant que leader de la société civile, il a naturellement sa petite idée sur la
marche des affaires du pays, notamment tout ce qui touche au bien-être des
camerounais. Malheureusement, la société civile, fort peu active au Cameroun,
ne suit pas le mouvement de SOS DIALOGUE. Il est à espérer que les initiatives
du Dr. Njambe fassent tâche d’huile pour que cette société civile sorte de sa
léthargie. En attendant l’honnêteté intellectuelle oblige à saluer l’action du
président de SOS DIALOGUE.
Nlend Paul.
Le Jeune Enquêteur N° 80 du 23 juillet 2001
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